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Ouverture prochaine du 2ème magasin « Soleil Afrique » sur Grenoble

Pour être encore plus près de ses clients et pour faire découvrir au plus grand nombre nos produits africains, malgaches et réunionais, le deuxième magasin sera ouvert samedi 1er Aout 2009 à l’adresse : 97 cours Berriat, Grenoble.

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L’Attiéké de la Côte d’Ivoire

Attiéké, couscou de maniocsChaque pays dit on, a sa nourriture propre à elle. En Côte d’Ivoire, c’est l’attiéké.

L’attiéké est une denrée qui se vend à tous les coins de rue en Côte d’Ivoire. Il se présente même sous diverses formes. Les plus connues sont : l’agbodjaman, l’atoukou, et l’attiéké ordinaire. Toutes ces variétés sont très prisées des ivoiriens, mais aussi des étrangers vivants en Côte d’Ivoire. La particularité ce met est qu’il se mange avec presque toutes les sauces. Il est très pratique également avec les grillades accompagnées d’huile, d’un peu de sel, de tranches de tomates, de piment et d’oignons. Mais comment fabrique t-on l’attiéké ? Une visite dans le village Ebrié de Niangon-Lokoa, nous a permis de découvrir les différentes étapes de fabrication de cette denrée.

Dans ce village, seules les femmes sont habilitées à s’adonner à cette activité. La plupart d’entre elles d’ailleurs ont leur unité de production d’attiéké. De véritables entreprises bien organisées. Assises en bordure de lagune, ces femmes, aidées de leurs filles ou d’autres jeunes filles, s’activent à la préparation de l’attiéké. Il faut dire que l’attiéké est fait à base de manioc.

Récolté, les tubercules de manioc sont mises à l’eau pendant quelques heures pour faciliter l’enlèvement des épluchures. Les jeunes filles se charge ensuite de les peler et de les couper en morceau. Passée cette étape, le manioc est râpé puis broyé.

Une fois broyé, cette patte est mise dans un sac, vidée de son eau et séchée pendant plusieurs jours. La farine obtenue est finalement retirée du sac et passée dans un tamis afin que soient extraites toutes les fibres et autres impuretés. Il ne reste plus que la semoule. Ces grains sont mis alors dans un gbagbo (Ndlr : grande bassine en plastique) puis remués plusieurs fois à la main.

Après quoi, ils sont mis dans une passoire sous laquelle se trouve une casserole pleine d’eau bouillante. La semoule va rester sur ce feu pendant une dizaine de minutes. De temps en temps, l’on y passe une spatule pour suivre la cuisson. Lorsque les grains passe du blanc au jaune foncé et deviennent plus souples, ils peuvent être enfin retirés. Il ne faut surtout pas les laisser plus longtemps de peur qu’ils ne contiennent assez d’eau et deviennent pâteux. Une fois enlevé, l’attiéké est renversé dans des paniers et recouvert de sachets pour conserver la chaleur. Les paniers sont vendus à 5000F l’unité. Il existe également des boules d’attiéké de 100, 200, et 500F.

Toutes les femmes rencontrées dans leur domaine d’intervention dans ce processus de fabrication de l’attiéké se disent satisfaites dans la mesure où elles s’en sortent avec des gains énormes, qui leurs permettent de s’occuper de leur famille.

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